lundi 19 septembre 2011

Regarder le soleil qui s'en va...

Saillans, 2011
(Renaud, Mistral gagant pour le titre)

vendredi 16 septembre 2011

Sur la photographie

"Lorsque j'ai découvert sa photographie, elle m'a donné la certitude que l'on pouvait inscrire sur des images quelque chose de notre passage dans ce monde. Plus exactement qu'elle était l'outil idéal pour parler du "passage", de cet étonnement de l'instant: voir, rencontrer, laisser derrière nous, comme sur une route le paysage défile, ce que nous ne verrons plus jamais. Cette interrogation lancinante de la présence et de la disparition, toutes deux inscrites dans l'image photographique. (...) La photographie de Bernard Plossu caresse le monde. Elle a cette douceur et cette humilité qui reconnaît la beauté dans le non spectaculaire. Surtout, elle est une recréation subtile du regard: ni documentaire, ni esthétisante, elle nous porte à goûter le sentiment éphémère d'être au monde".

Didier Brousse (Galerie Camera Obscura, Paris)
in Bernard Plossu, Le pays des petites routes. En Ardèche.
Editions Yellow Now, 2011.

mercredi 14 septembre 2011

Baie de Somme, 2010
(à Bernard Plossu)

samedi 10 septembre 2011

Théo ou le temps neuf

Théo, Villejuif, été 2010

"L'enfant dit tonton pourquoi il faut mourir?
Le vieux répond ce sont les autres qui nous font mourir.
Pourquoi tonton ?
Parce qu'ils ne nous aiment plus.
Alors moi je t'aime alors tu mouriras plus.
Le vieux se rendort. L'enfant continue sa lecture."

Robert Pinget, Théo ou le temps neuf, Editions de Minuit, 1991.

mardi 6 septembre 2011

vendredi 2 septembre 2011

mardi 30 août 2011

Les bons moments




Bernard & Clémentine, été 2010

vendredi 26 août 2011

Saillans, 2010

dimanche 21 août 2011

Théo & Clémentine, Saillans, 2010

mercredi 17 août 2011

Tranquille le chat, la patte dans l'eau

Saillans, 2006
(didou pour le titre)

samedi 13 août 2011

Les Auberts, août 2010

mardi 9 août 2011

La Grande Motte, été 2010

jeudi 4 août 2011

La Grande Motte, été 2010

samedi 30 juillet 2011

mercredi 27 juillet 2011

Arles 2011 ou les abysses de la photographie...

Arles, 2008

Je ne suis ni un photographe professionnel, ni un expert du monde de l’Art, juste un « amateur éclairé » pour reprendre une formule convenue. Et je reviens des Rencontres d’Arles, rendez-vous annuel du gotha de la photographie, que je fréquente régulièrement, et le plus souvent avec plaisir, depuis quelques années. Quelle n’a pas été ma stupéfaction et, au final, ma colère en parcourant les différentes expositions (pas toutes je dois l’avouer, j’ai craqué avant la fin), en particulier celles du parc des ateliers.

Pourquoi, par exemple, être allé chercher E. Metidines, photographe mexicain spécialiste de la rubrique des faits divers sanglants, et remplir trois grandes salles de photos souvent à la limite du supportable. N’y a-t-il rien d’autre à montrer dans le cadre de l’année du Mexique ?

Plus grave à mes yeux, il semblerait que quand les commissaires d’exposition n’ont rien à dire ou à montrer ils conceptualisent. Le sommet de la démarche est atteint avec l’exposition « From here on » organisée par C. Chérioux, J. Fontcuberta, M. Parr, E. Kessel et J. Schmid (excusez du peu !). Sous couvert d’un discours post-quelque chose re-re-remâché que l’ouvreuse vous a bien demandé de « ne pas photographier » (!!???) (en gros : « la surabondance d’images liée à Internet et au numérique et la généralisation du copier-coller change tout et plus rien ne sera jamais comme avant », tarte à la crème de toutes les avant-garde autoproclamées depuis la nuit des temps), le spectateur assiste stupéfait à la déferlante du grand n’importe quoi, avec la nette sensation qu’on le prend pour un imbécile : photomontage grotesque d’un touriste devant des volcans, capture d’images de webcam « vernaculaires » sans queue ni tête, mur de bites venues du monde entier (super !!), captures d’écrans d’émissions TV, re-bite mais cette fois en vidéo, montages vidéos totalement niais se voulant parodiques, etc, etc.

Quelques mètres plus loin, section « découvertes des rencontres d’Arles », je tombe nez à nez sur un monsieur-poilu-tout-nu-sous-sa-douche tiré en 1x2m (mal mais ça doit participer de la « démarche »). Le programme explique, sans rire, qu’ « au cœur de sa démarche artistique, on trouve une collection pornographique accumulée au fil des décennies, constituée de magazines, d’images, de vidéos. Si la pornographie est pour beaucoup une affaire solitaire, Clary [l’Artiste dont il est question] se voit comme faisant partie d’une communauté d’hommes, appareil photo en main, l’ordinateur à proximité, prêt à prendre leur pied : un rituel important et constructeur d’identité. L’image finale, en tant qu’œuvre d’art, dépasse la représentation d’un seul homme, pour représenter une idée de l’homme en général ». Heureusement que le ridicule ne tue pas…

Soyons sérieux, je n’ai rien contre la photographie contemporaine (Gursky, Wall, les Becher, Marchand & Meffre, Mercadier…), au contraire, mais il faut qu’elle soit porteuse d’un minimum d’émotion, de sensibilité, de sincérité, de rigueur artistique. Là c’est juste affligeant de bêtise et de nombrilisme. Je reste stupéfait que les Rencontres soient descendues si bas.

Heureusement qu’il restait la passionnante exposition sur l’usage de la photographie par le New York Times Magazine pour garder espoir.